Aux EAF, la question de grammaire de l'oral vaut 2 points sur 20, et c'est sans doute la partie la plus rentable de l'épreuve : le programme est court, les notions reviennent en boucle, et il suffit d'analyser une phrase, pas d'inventer. Voici ce qui tombe vraiment et comment répondre pour empocher ces deux points, session 2027 comprise.
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L'oral des épreuves anticipées de français dure 20 minutes de passage, après 30 minutes de préparation, pour un coefficient 5. La première partie, notée sur 12, comprend trois moments : une lecture expressive du texte (2 points), une explication linéaire d'un texte tiré de ton descriptif, et une question de grammaire portant sur ce même passage (2 points). L'entretien, noté sur 8, ne concerne pas la grammaire : il porte sur une œuvre que tu as choisie.
Autrement dit, la question de grammaire, c'est un dixième de ta note d'oral qui se joue sur une seule phrase du texte. Deux points faciles à prendre… ou à perdre si tu récites une leçon sans regarder la phrase qu'on te donne. Le jour J, l'examinateur pointe une phrase du texte (souvent soulignée sur ta copie) et te demande, par exemple, d'analyser la négation ou d'identifier et analyser la proposition subordonnée.
Le programme de grammaire de l'oral est volontairement resserré. Cinq familles de notions reviennent, et rien d'autre ne peut tomber. Les connaître, c'est déjà avoir la moitié des points.
C'est la question la plus fréquente. Une subordonnée est une proposition qui dépend d'une autre. Trois types à distinguer :
Le jour J : nomme le type, repère le mot subordonnant, puis donne la fonction (complément de quel mot ?). C'est cette fonction qui rapporte souvent le second point.
On distingue deux axes. Sur la forme : l'interrogation directe se termine par un point d'interrogation (« Viendras-tu ? »), l'indirecte est enchâssée dans une phrase (« Je demande si tu viendras. »). Sur le sens : l'interrogation totale porte sur toute la phrase et appelle oui/non (« Pars-tu ? »), la partielle porte sur un élément et utilise un mot interrogatif (qui, quand, où, comment, pourquoi : « Où pars-tu ? »).
Le jour J : précise toujours les deux axes. « C'est une interrogation directe, totale, à construction par inversion du sujet. »
Trois cas à reconnaître :
Attention au piège classique : ne… que n'est pas une vraie négation, c'est une restriction (elle signifie « seulement »). Le signaler rapporte des points.
On te demande d'identifier le temps (présent, imparfait, passé simple, futur…) et le mode (indicatif, subjonctif, conditionnel, impératif), puis d'expliquer sa valeur dans le passage : un présent de narration qui rend vivant un récit, un imparfait qui installe un décor, un subjonctif qui marque le souhait ou le doute, un conditionnel qui exprime l'hypothèse. C'est la valeur, reliée au sens du texte, qui fait la différence.
L'énonciation, c'est la présence de celui qui parle dans son discours : pronoms de première et deuxième personne (je, tu, nous), marques de jugement (adverbes comme heureusement, termes péjoratifs ou mélioratifs), modalisation, indices de lieu et de temps liés au moment où l'on parle (ici, maintenant, hier). Repérer ces marques permet de dire si le texte est ancré dans la subjectivité de l'énonciateur.
Quelle que soit la notion, applique toujours les mêmes étapes. Tu analyses, tu ne récites pas.
Exemple : phrase « Je me demande pourquoi il est parti. » Réponse : « Il s'agit d'une proposition subordonnée interrogative indirecte, introduite par le mot interrogatif pourquoi, complément du verbe se demander. L'interrogation est indirecte et partielle. »
| Notion | Ce qu'on te demande | Mot-clé à repérer | Ne pas oublier |
|---|---|---|---|
| Subordonnée relative | Type + antécédent + fonction | qui, que, dont, où | Nommer l'antécédent |
| Subordonnée conjonctive | Type + fonction | que, quand, parce que | Complément de quoi ? |
| Interrogation | Directe/indirecte + totale/partielle | ? ou mot interrogatif | Préciser les deux axes |
| Négation | Totale / partielle / lexicale | ne… pas, ne… que | « ne… que » = restriction |
| Temps et modes | Identifier + valeur | terminaison du verbe | Relier au sens du texte |
| Énonciation | Repérer les marques | je/tu, ici, adverbes | Dire ce qu'elles révèlent |
La grammaire de l'oral ne se révise pas la veille en relisant une fiche : elle s'ancre en manipulant des phrases jusqu'à ce que la reconnaissance devienne un réflexe. Avant d'appliquer, il faut savoir : mieux vaut avoir vu passer cinquante négations que d'avoir appris par cœur la définition. C'est exactement ce que font les quiz de français de Première : tu retrouves les notions de mémoire, sans t'en rendre compte. Pense aussi à travailler la grammaire en même temps que tes textes de l'oral, puisque la question porte sur le passage expliqué, et à te caler sur une révision régulière plutôt que sur du bachotage de dernière minute. Souviens-toi enfin que la Première compte déjà : ces EAF, comme le reste de l'année, pèsent dans ton bac et dans ton dossier Parcoursup.
Reconnaître une subordonnée ou une négation partielle, ça vient en le faisant plusieurs fois — pas en relisant une fiche. Les quiz Quizélia te font retrouver les notions de mémoire, phrase après phrase, jusqu'à ce que ça devienne un réflexe le jour de l'oral.
Commencer gratuitement →Elle vaut 2 points sur les 20 de l'oral, à l'intérieur de la première partie notée sur 12 (avec la lecture expressive sur 2 points et l'explication linéaire). C'est peu en apparence, mais le programme est très resserré : cinq familles de notions seulement. C'est donc l'une des parties les plus rentables de l'épreuve, car chaque point se prend en analysant une seule phrase du texte.
Toujours sur une phrase du texte que tu viens d'expliquer en linéaire, tirée de ton descriptif. L'examinateur te la désigne (elle est souvent soulignée sur ta copie). Tu n'as donc pas à chercher un exemple ailleurs : tu analyses la phrase qu'on te montre, en la lisant d'abord à voix haute pour repérer le mot-clé.
Cinq familles, et rien d'autre : les propositions subordonnées (relatives, conjonctives, interrogatives indirectes), l'interrogation (directe/indirecte, totale/partielle), la négation (totale, partielle, lexicale), les temps et modes verbaux avec leur valeur, et les marques d'énonciation. Le programme est stable, donc les mêmes questions reviennent d'année en année.
Analyser, jamais réciter. L'examinateur attend que tu nommes la notion, que tu la justifies en citant le mot exact de la phrase, puis que tu donnes sa fonction ou sa valeur dans le contexte. Une définition apprise par cœur mais plaquée sans lien avec la phrase ne rapporte presque rien. La méthode en quatre étapes — lire, nommer, justifier, situer — te guide à chaque fois.
La tournure « ne… que ». Beaucoup d'élèves l'analysent comme une négation alors que c'est une restriction : elle signifie « seulement ». Le signaler correctement rapporte des points. Autre piège : oublier de préciser les deux axes de l'interrogation (forme directe/indirecte ET sens total/partiel), ou nommer une subordonnée sans donner sa fonction.
En manipulant des phrases plutôt qu'en relisant des fiches. La reconnaissance d'une subordonnée ou d'une négation devient un réflexe à force de répéter, pas en apprenant par cœur. Des quiz courts et réguliers te font retrouver les notions de mémoire, phrase après phrase, sans même avoir l'impression de réviser. Tu peux commencer sans inscription avec les quiz de français.